Louis-Gustave Cambier
1874-1949
Pins parasols sur la côte d'azur
Huile sur toile signé en bas à droite
90 x 110 cm
1874-1949
Pins parasols sur la côte d'azur
Huile sur toile signé en bas à droite
90 x 110 cm
1874-1949
Pins parasols sur la côte d'azur
Huile sur toile signé en bas à droite
90 x 110 cm
Louis-Gustave Cambier, peintre, sculpteur et graveur belge est né le 13 juin 1874 à Schaerbeek.
Il suit ses études à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, où il est formé par Jean-François Portaels, Joseph Jaquet et Louis-Eugène Simonis. Cambier découvre l'Orient grâce à une lecture de Pierre Loti. Ce voyage en Palestine, en Asie Mineure et à Constantinople, ainsi qu'en Italie et en Grèce, nourrit son travail de paysages orientaux pendant une décennie.
Son arrivée à Paris et ses études à l'Académie Ranson sous les enseignements de Maurice Denis, Roussel et Paul Signac marquent un tournant décisif. L'influence des nabis et l'exploration de l'art japonais, caractérisé par des aplats de couleurs pures et une absence d'illusion de volume, transforment son style en une approche plus synthétique et décorative.
Durant la Première Guerre mondiale, Cambier séjourne à Cagnes-sur-Mer avec son épouse Juliette, où il étudie la nature méditerranéenne. Ce séjour lui permet de découvrir les œuvres de Cézanne, Signac et Renoir et d’observer directement les paysages du Midi.
À cette époque, l’École des Beaux-Arts de Nice l'invite à diriger la classe de sculpture. Il compte parmi ses élèves le jeune Henri Matisse, qui atteste de l’extraordinaire talent de l’artiste belge dans ses leçons.
C’est de cette époque que date ce paysage au style synthétique et japonisant, utilisant des aplats de couleurs et des contours sombres qui rappellent la manière des estampes japonaises. La toile brute non préparée confère à cette œuvre un aspect décoratif dont la matité fait penser à la fresque.