Charles Emile Vacher de Tournemine
1812-1872
79 dessins sur l'Egypte, certains signés
Mine de plomb sur papier
Il s'agit d'un lot de 79 dessins de dimensions variées, vendu 100 € pièce, visibles à la galerie.
1812-1872
79 dessins sur l'Egypte, certains signés
Mine de plomb sur papier
Il s'agit d'un lot de 79 dessins de dimensions variées, vendu 100 € pièce, visibles à la galerie.
1812-1872
79 dessins sur l'Egypte, certains signés
Mine de plomb sur papier
Il s'agit d'un lot de 79 dessins de dimensions variées, vendu 100 € pièce, visibles à la galerie.
Petit-fils de l’archéologue Jean-Charles Vacher de Tournemine (1755-1840), Charles Émile Vacher de Tournemine (1812-1872) est une figure représentative du courant orientaliste qui se développe en Europe dans un contexte de fascination pour les cultures du Moyen-Orient, de l'Afrique du Nord et de l'Asie mineure.
l'Europe est alors en pleine expansion coloniale et cette période est marquée par un intérêt grandissant pour les récits de voyages, les découvertes archéologiques et les représentations exotiques de terres lointaines. Les artistes orientalistes, influencés par cette mode, cherchent à capturer la beauté de ces contrées perçues comme mystérieuses et pittoresques, tout en contribuant à façonner l’imaginaire européen sur l’Orient.
En 1825, Tournemine entre à l'école des mousses, ce qui lui permet d’effectuer ses premiers voyages en Méditerranée. Ses escales dans des villes comme Constantinople, Alexandrie et Beyrouth éveillent son intérêt pour les cultures orientales.
Après une formation artistique à Paris dans l'atelier d’Eugène Isabey, ses premières œuvres orientalistes sont présentées à l'Exposition universelle de 1855 à Paris. Tournemine se distingue par la richesse de ses paysages méditerranéens et ses scènes de vie orientales, capturant la lumière et les atmosphères particulières des régions qu’il a visitées.
Dans les années 1860, Tournemine entreprend plusieurs voyages en Orient, dont un long périple le long du Danube jusqu'à la mer Noire en 1860, et un séjour de trois mois en Asie mineure en 1863. Ces voyages renforcent son immersion dans la culture orientale et enrichissent son répertoire d’esquisses et de notes, qui serviront de base à ses œuvres ultérieures. Sa correspondance avec les frères Goncourt a inspiré certaines parties de leur roman Manette Salomon (1867), qui traite du milieu artistique parisien et des voyages en Orient.
Un moment marquant de la carrière de Tournemine est sa participation à l'inauguration du canal de Suez en 1869. Aux côtés de l’impératrice Eugénie et d’artistes renommés comme Jean-Léon Gérôme et Eugène Fromentin, il assiste à un événement symbolique de la modernité et du lien renforcé entre l’Occident et l’Orient. Ce voyage est l'occasion pour Tournemine d'observer à nouveau les paysages égyptiens et d'interagir avec d'autres grands peintres orientalistes de l'époque.
Il rapporte de ce voyage en Egypte cette série de dessins.
La série d’étude d'éléphants a servie à la conception des son célèbre tableau Éléphants d’Afrique
acquis au Salon de 1867, don de l’empereur au musée du Luxembourg à Paris (Paris, musée d'Orsay)
Au cours de sa carrière, plusieurs de ses œuvres majeures sont acquises par des musées français.
Dans un contexte où l’art orientaliste était à la fois un témoignage de l’intérêt pour l’Autre et une projection des fantasmes occidentaux, Tournemine s’est imposé comme l’un des peintres capables de traduire l’atmosphère de ces régions, tout en enrichissant l'imaginaire collectif de son époque.
Les œuvres de Tournemine sont visibles au Musée d’Orsay (Éléphants d’Afrique, Café à Adalia) au Musée Favre de Montpellier (Promenades de femmes turques en Asie mineure ; soleil couchant) , au Musée d’art de Toulon (Rue conduisant au bazar à Chabran El Kebir), au Musée des Beaux arts de Marseille (Retour de chasse ; scène indienne).